30 septembre 2011

King Kong envahit Los Angeles...

Juin 2011, plage de Santa Monica, des traces de pas géantes trônent sur le sable, juste à côté une voiture de sauveteurs complétement emboutie. Au même moment, le Dodger Stadium -l'un des stades de baseball de Los Angeles- semble complétement vidé de toute présence humaine, de la fumée émane des vestiaires, et surtout, on retrouve des traces de pas similaires en plein milieu de la pelouse. Mais qu'a-t-il bien pu se passer en Californie cet été ?! La raison : King Kong...

 
Pas de raison de paniquer, aux dernières nouvelles le gigantesque gorille n'a pas pris vie aux Etats-Unis, ou tout du moins, pas humainement parlant ! King Kong revient bien, mais en tant que la nouvelle attraction du parc d'attractions Universal Studio Hollywood (Los Angeles).
L'attraction King Kong 360° 3D a ouvert début juillet de cette année, elle est le digne successeur d'une ancienne attraction sur le gorille géant qui avait été détruite en 2008 durant un féroce incendie, incendie qui avait d'ailleurs à l'époque ravagé plusieurs plateaux de tournage et autres façades de décors d'Universal Studio. 

King Kong revient donc cette fois plus fort que jamais avec une attraction phénoménale dans laquelle le visiteur, équipé de lunettes, est immergé dans un univers entièrement en 3D, propulsé sur Skull Island (l'île imaginaire dont est originaire le monstre) et assiste au combat entre un King Kong de 7 mètres et un T-rex de 10 mètres. De quoi déjà procurer quelques sensations ! 
Pour la partie technique du show, assis dans un petit train dynamique réagissant en fonction de l'action environnante, le visiteur est entouré de deux écrans de 55 mètres de long et 12 mètres de haut qui se courbent autour de lui, le tout dans une ambiance sonore, visuelle mais également olfactive inédite. Cerise sur le gâteau, c'est le réalisateur du film éponyme sorti en 2005 qui a été chargé de la réalisation de l'attraction, Peter Jackson. Bref, pour les amateurs de parcs à thème, de sensations fortes et d'immersion totale, cette attraction va vite devenir incontournable...

Et il fallait bien une opération marketing à la hauteur du projet afin de communiquer sur ce nouvel événement. Pour le lancement de cette expérience 3D, le Parc d'attraction Universal Studio Hollywood s'est amusé à recréer les énormes empreintes de pas de King Kong sur le sable de la plage de Santa Monica pour simuler sa présence à proximité du Studio. Mais le monstre ne s'est apparemment pas arrêté là, il a également fait un petit détour par le stade de l'équipe de baseball des Dodgers où une fois de plus ses marques sont restées imprimées en plein milieu de la pelouse. 
Ces mises en scène effrayantes n'ont bien évidemment pas manqué de susciter la curiosité mais également des interrogations chez nombre d'habitants de Los Angeles ! Les retombées médiatiques ont par ailleurs été très positives puisque l'opération a attiré les télévisions du monde entier et a très clairement fait "buzzer" le web.

Cette action de guérilla marketing a été en tout cas parfaitement réussie. Même pour une "grosse machine" telle qu'Universal Studio, recourir à des dispositifs peu coûteux pour communiquer peut s'avérer à l'occasion très pertinent quand la créativité est comme ici au rendez-vous.
L'impact visuel de l'opération est fort, en totale cohérence avec l'attraction sur laquelle elle communique, l'effet voulu est garanti  et l'esprit du parc à thème est parfaitement respecté avec cette mise en scène démesurée ; bref le résultat est un véritable succès.

Une question existentielle demeure cependant en étudiant d'un peu plus près ce coup de comm'... King Kong a-t-il réellement six orteils à la patte gauche ?!



Découvrez les vidéos qui ont été tournées pour illustrer le passage du géant sur la plage de Santa Monica et dans le stade des Dodgers de Los Angeles :



Bande-annonce de l'attraction King Kong 360 3D, "il n'a jamais semblé aussi réel"... :


Crédits vidéos :
Sources :

28 septembre 2011

National Geographic revisite "Là haut" de Pixar.

Oh la belle maison volante ! Ou quand la fiction rejoint la réalité, ça peut donner parfois des résultats assez stupéfiants...

Vous connaissez peut-être "Là-haut" (ou "Up" pour nos amis anglophones), le dixième long-métrage d'animation en images de synthèse des studios Pixar sorti en 2009. 
Le synopsis : c'est l'histoire d'un vieux monsieur un peu bougon, anciennement vendeur de ballons, menacé d'expulsion du logis qu'il a jadis bâti avec sa défunte femme. Très attaché à la bicoque appelée à être détruite, il va entreprendre une opération folle pour la sauver : attacher des milliers de ballons de baudruche à son toit dans le but de s'envoler dans le ciel avec elle, et vivre enfin la vie d'aventures que sa femme et lui s'étaient toujours promise.

Ce très beau film a touché énormément de spectateurs, mais a également suscité un très grand élan d'imagination chez certains d'entre eux... La National Geographic Society, l'une des plus importantes organisations scientifiques et éducatives non-lucratives dans le monde, est justement de ceux là...
Pour info, cette société américaine a pour objectif de diffuser les connaissances géographiques tout en promouvant la préservation des ressources culturelles, historiques et naturelles mondiales. Elle a recours à plusieurs médias pour transmettre ses informations : la presse écrite avec son très connu magazine "National Geographic", paru pour la première fois en 1888, mais également la télévision avec sa "National Geographic Channel", chaîne télévisée disponible dans 153 pays (dont la France).

Le 5 mars dernier, la chaîne tv de NG a décidé de se lancer un pari totalement fou : recréer en grandeur nature la célèbre maison jaune de Pixar et pousser la ressemblance avec le film jusqu'à tenter de la faire s'envoler dans le ciel grâce à une multitude de ballons...


Bien évidemment, il est impossible de faire voler une vraie maison, une réplique grandeur nature de cinq mètres sur cinq considérablement allégée en poids a donc été réalisée pour l'occasion. Afin de réussir cette prouesse, National Geographic Channel s'est entourée d'une équipe de scientifiques, d'ingénieurs et de deux pilotes de ballons gonflables de classe mondiale. L'expérience s'est déroulée sur un terrain privé à l'est de Los Angeles, et a nécessité pas moins de 300 ballons-sondes multicolores -ballons habituellement utilisés dans les domaines de la météorologie- de 2,5 mètres de diamètre chacun, tous gonflés avec de l'hélium. Au final, l'opération a été un véritable succès, la maison-ballons (inhabitée au moment de son ascension) est parvenue à atteindre la hauteur de 3.000 mètres et a volé pendant environ une heure dans le ciel du désert californien.
Ce dispositif fou a même réussi à établir un record mondial, celui du vol du plus grand nombre de ballons !

Le projet entier a été filmé et va faire prochainement l'objet d'une nouvelle série anglophone baptisée "How hard can it be?" (en français : à quel point cela peut-il être compliqué ?) qui sera diffusée cet automne sur la chaîne National Geographic .
La société américaine a réalisé ici un formidable coup de publicité en utilisant l'image et l'histoire même d'un film à grand succès qui, lors de sa sortie en salles, avait été salué  très chaleureusement aussi bien par les critiques professionnels que par les spectateurs. 

Par ailleurs, selon Prisma Presse, l'éditeur de la version française du magazine NG,  le public de National Geographic est de nature sélective et haut-de-gamme. Le lectorat de la revue est composé majoritairement des jeunes, CSP+, aisés, éduqués et urbains, et avant tout adeptes de consommation qualitative ; le public visé actuellement constitue par conséquent un marché très ciblé. Ce bel hommage au film Disney/Pixar aura donc permis à NGS de communiquer en grand et de rendre sa marque visible auprès d'un public encore plus large.

Qui aurait pu croire finalement que le rêve de Carl Fredricksen, le protagoniste en images de synthèse du film, était dans la vraie vie tout à fait réalisable...?





Crédits vidéos et photos : 
Youtube - chaîne de siddhantsingh07 
Youtube - chaîne de InsideTheMagic
Disney/Pixar - Là-haut, site officiel
Sources :
Nat Geo Brings the Disney/Pixar Up! Balloon House to Life - site web de la National Geographic Channel

La promotion d'un club de tir à l'arc façon Guillaume Tell !

Qui a dit que pour communiquer efficacement, il était nécessaire d'avoir de gros moyens financiers à sa disposition ?

Certainement pas en tout cas le Slovak Archery Club, une école de tir à l'arc slovaque qui, souhaitant promouvoir sa discipline et sa structure mais ne possédant qu'un budget très limité pour communiquer à grande échelle, est parvenu à mettre en place une opération de street marketing assez géniale. 
A l'origine de ce coup d'éclat on trouve l'agence marketing Jandl. Ses créatifs ont en effet eu une idée particulièrement brillante pour conjuguer communication efficace et petit budget : disposer une pomme sur la tête des statues présentes dans les rues les plus passantes de Bratislava, la capitale du pays.

Une pomme, une tête, une pomme placée sur une tête, ça ne vous rappelle rien ? Bien sûr, vous aurez tous reconnu la référence évidente à Guillaume Tell transperçant de part en part avec son arbalète une pomme placée sur la tête de son fils. On pense à cette histoire et on fait automatiquement une association d'idées sur le tir à l'arc... intelligent non ? 

Afin d'assurer une visibilité maximum sur cette opération, un sticker à l'effigie du club a alors été collé sur chaque pomme, invitant les passants à se rendre sur sslk.sk, le site web de l'école de tir à l'arc. Et pour accroître l'efficacité du dispositif, un réapprovisionnement en pommes a  même été prévu tout au long de la journée dédiée à l'opération de communication. 

Une idée de prime abord très simple mais au final terriblement ingénieuse ! Pour pallier le frein financier, les créatifs ont savamment su tout miser sur une référence collective et une très grande originalité de concept. Les résultats ont d'ailleurs été à la hauteur de l'inventivité du dispositif : à l'issue de cette opération, le club a enregistré le plus grand nombre de demandes d'inscriptions depuis sa création ! 

Nous avons ici une action de guerilla marketing parfaite. Ce terme désigne un ensemble d'actions marketing non conventionnelles utilisées généralement par des annonceurs disposant de très petits budgets et ne pouvant par conséquent s'offrir les canaux traditionnels pour communiquer. En bref, comme le dirait Jay Conrad Levinson, l'auteur à l'origine même de ce terme : "le Guerilla Marketing, c'est pour les gens qui ont des rêves ambitieux pour leur activité, mais un petit budget à leur disposition". Et avec cet exemple slovaque, on se dit que de bien grandes choses sont possibles avec de très petits moyens...


Sources :

27 septembre 2011

Nikon prend les choses en mains.

Imaginez, cela peut vous arriver très prochainement : vous vous promenez en ville quand tout à coup, vous vous tournez, et là vous découvrez deux mains jaillissant littéralement du sol... Vision d'horreur ? Menace du chaos ? Fin du monde imminente ? Non non, il n'en est rien, il s'agit seulement de la dernière campagne de la marque Nikon, le fabricant japonais d'appareils photographiques.

"The Big Hands" à Paris (Beaubourg)
Pour annoncer le lancement prochain de sa dernière gamme d'appareils photos appelée "Nikon 1", le fabricant japonais a décidé de voir les choses en grand. Ce mois-ci, dans pas moins de huit des plus grandes villes européennes ont été érigées deux mains géantes paraissant sortir directement du sol, et positionnées de telle sorte qu'elles donnent l'impression de tenir un objet invisible. Les villes concernées : Londres, Paris, Berlin, Zurich, Milan, Stockholm, Moscou et Varsovie.

Pour accroître l'efficacité de la campagne, la marque a tout d'abord laissé planer le doute sur la signification de ces statues intitulées "The Big Hands". Le vide entre les doigts a été sciemment laissé pendant plusieurs jours tel quel pour susciter l'attention des passants, faire naître des interrogations, et surtout, faire parler ! Bien évidemment, les mains de plusieurs mètres de hauteur ont été placées dans des lieux réputés et très fréquentés pour assurer une visibilité maximum.

Les unes après les autres, les différentes "big hands" européennes se sont vues appareillées d'un Nikon 1 géant dans le but mettre fin au mystère planant autour de l'opération urbaine.


En parallèle, une campagne internet a été mise en route pour promouvoir ce nouveau produit, produit décrit par la marque comme "révolutionnaire".  Plusieurs sites ont alors été créés pour l'occasion : 

   - un site dédié à la nouvelle gamme > www.nikon1.fr <, détaillant caractéristiques techniques des appareils,  histoire de leur naissance, accessoires compatibles disponibles, et photos diverses.
Pour la petite minute technique, cette gamme est composée de deux modèles à objectifs interchangeables : le Nikon 1 J1 et le Nikon 1 V1. Ces appareils ultra-compacts dotés de l'autofocus (mise au point automatique) le plus rapide du marché inaugurent, entre autres, le pré- et post-déclenchement permettant d'enregistrer des images avant et après le déclenchement de la capture photo, et insufflent la vie aux clichés en enregistrant simultanément vidéo au ralenti et photo haute définition.
   - et un site dédié à l'opération d'ambient marketing > thebighands.com < réalisée dans les différentes capitales européennes, avec photos et vidéos à l'appui.

Pour permettre aux internautes et futurs potentiels clients de découvrir les dessous de ces opérations, la marque japonaise a utilisé Youtube pour y partager les vidéos suivantes.

L'installation des "Big Hands" dans les villes européennes :


Le making-of de l'opération :


Nikon est donc parvenu avec succès à mettre au point une campagne très efficace qui aura permit de capter l'attention de milliers de badauds à travers toute l'Europe. La création d'un suspense avant de dévoiler la nature de l'opération est d'autant plus habile qu'elle a permit de créer un buzz plus important pour le grand public, très interrogateur face à ces statues immenses non identifiées.

Et si cette opération vous a mit l'eau à la bouche, rendez-vous le 20 octobre, jour de la sortie officielle du Nikon 1, afin de découvrir cette nouvelle gamme d'appareils photos !

Crédits photos/vidéos :
Youtube - chaîne de thebighands2011
The Big Hands par Nikon
Source :

25 septembre 2011

Les déchets font peau neuve avec Barefoot Wine.

La rentrée est passée, l'automne vient d'arriver, on s'attend dorénavant à voir débarquer la grisaille et la pluie dans les jours à venir (positivité quand tu nous tiens)... Pour ne pas succomber à la dépression automnale, après le Brésil avec l'article précédant, je vous propose de repartir directement et sans escale vers une autre destination ensoleillée : cap sur la Californie ! 

Soleil, plage, surf, créativité, optimisme, amusement, respect de l'environnement... telles sont les valeurs de la marque Barefoot Wine & Bubbly, spécialisée dans la production de vins et pétillants en provenance directe de l'état californien du pays de l'Oncle Sam. 
Plus spécifiquement, la marque s'est engagée en faveur de la conservation des plages, et tend à communiquer pour encourager les populations à respecter cet environnement naturel et à ne plus le polluer.

Pour Barefoot Wine, cet engagement représente bien plus qu'un unique argument marketing destiné à surfer sur la vague éthique actuelle. La marque californienne a prouvé récemment son attitude écologique et responsable en produisant un film, "One Beach", réalisé par Jason Baffa. Le documentaire prône la conservation des plages et met en lumière des créatifs qui ont pris à cœur de se mobiliser pour nettoyer ces grands espaces de sable. Les protagonistes sont des hommes et des femmes ayant décidé de transformer ce fléau, l'ultra pollution des plages, en une réalisation positive. Création de bijoux, oeuvres d'art... une seconde vie est alors donnée au plastique usagé récolté. Ou comment  tout simplement tirer du constructif d'un acte humain égoïste... La marque laisse transparaître clairement les valeurs qu'elle présente comme siennes à travers ce documentaire : optimisme que l'on peut changer le monde, et créativité dans la mise en place de concepts nouveaux. 

1ère étape de la campagne de promotion : Barefoot Wine a utilisé sa page Facebook afin d'y annoncer la sortie prochaine du film, puis quelque temps après, le diffuser en avant-première.

La marque de vins, aidée de l'agence BBDO San Francisco, a par ailleurs décidé de réaliser l'affiche du film dans le respect total de l'esprit de ce dernier. Au programme donc, recyclage et valorisation des polluants avec, pour uniques matériaux, pas moins de 18.000 déchets trouvés sur les plages californiennes, et le tout  agencé en une grande mosaïque. A en juger par le cliché ci-dessous, les matières premières utilisées sont certes repoussantes, mais le résultat final est étonnement très esthétique ! 


Barefoot Wine a parfaitement réussi son pari en produisant un affichage en total accord avec le film présenté, mais également avec ses propres valeurs.


Retrouvez la bande-annonce du film ci-dessous, et si vous désirez voir ce dernier dans sa totalité, rendez-vous sur la page Facebook de Barefoot Wine (avis aux amateurs de la langue anglaise, le film est présenté uniquement en anglais non sous-titré).


Crédits vidéo :
Youtube - chaîne de barefootwine
Sources :

24 septembre 2011

Trinquons, mais d'abord, épluchons la bouteille !

Des amis viennent vous rendre une petite visite à l'improviste, il est l'heure de l'apéritif, vous voulez les impressionner en leur montrant que vous êtes le roi du cocktail : mais qu'est ce que vous pourriez bien leur proposer à boire ? Pourquoi ne pas donc éplucher une petite bouteille de Smirnoff ?!


La marque de boissons alcoolisées à base de vodka a en effet eu l'idée très originale de proposer en édition limitée à ses consommateurs brésiliens une bouteille qu'il est littéralement impératif d'éplucher avant de servir ! 

Smirnoff a décidé de revisiter pour le marché brésilien une nouvelle version d'une célèbre boisson locale, le Caipiroska, en lançant une gamme de trois bouteilles aux parfums fruités. La marque a fait appel à l'agence de design graphique JWT pour élaborer un packaging pour le moins surprenant : les bouteilles sont entièrement emballées dans une écorce texturée à l'image du fruit qui les composent (citron, fraise ou fruits de la passion) et perforée suivant une ligne diagonale. Par conséquent, en ouvrant sa bouteille, le consommateur a la véritable impression de peler la boisson aromatisée aux fruits de bout en bout !

Le concept a été d'autant plus poussé que certaines bouteilles ont même été livrées dans des coffrets en bois pour rappeler les caisses de la même matière dans lesquelles les fruits sont usuellement acheminés dans les marchés brésiliens.


Le packaging est un vecteur de communication à part entière puisqu'il a pour objectif de communiquer silencieusement dans la grande surface pour déclencher l'acte d'achat final, et a une fonction de différenciation forte par rapport aux produits similaires concurrents qui se trouvent sur le même linéaire. Il représente l'un des ultimes arguments marketing que la marque avance pour la vente de son produit ; l'impact d'un packaging original et esthétiquement irréprochable paraît donc indiscutable.

Dans le cas de Smirnoff, la symbolique de cet emballage est fort, la marque cherche à capitaliser sur le caractère naturel  du fruit et par analogie de son produit. L'expérience proposée est également ludique, le consommateur s'amusera très certainement à peler son breuvage avant dégustation.
Le tout donne par conséquent un résultat très réussi qui sent bon l'été, le soleil, et la fête !
 
Smirnoff Caipiroska, une gamme de boissons alcoolisées et fruitées qu'on espère bientôt pouvoir découvrir en France (uniquement pour pouvoir profiter plus concrètement de la grande originalité de ses packagings bien évidemment) ! 


Sources :

23 septembre 2011

Mais where is Charlie ?

"Où est Charlie ?" ça vous dit quelque chose ? Bien sûr me direz-vous. On a tous déjà eu entre nos mains l'un des livres-jeux de la collection du fameux personnage au pull rayé rouge et blanc, en total raccord avec son bonnet à pompon. Plus encore, comme tout le monde, vous vous êtes même sûrement déjà acharné pendant de longs moments à retrouver ce grand échalas aux lunettes rondes en vain... vous êtes en lieu sûr, vous pouvez avouer...!

Enfin bref, si je vous parle de ce jeu aujourd'hui ce n'est pas pour se remémorer nos jeunes années (aussi agréable qu'une petite minute flashback puisse être !), mais pour mettre en lumière quelques campagnes publicitaires qui ont justement repris ce concept du -je cherche en vain pendant des heures le petit personnage-, en le réadaptant à la sauce 21ème siècle. Eh oui, plus besoin d'aller acheter le livre aujourd'hui pour jouer, vous n'avez plus qu'à vous munir de votre ordinateur et d'aller faire un petit détour par Youtube. 
Je vais vous parler ici plus précisément "d'advergame", contraction des mots anglais "advertising" (publicité) et "game" (jeu). Plus précisémment, un advergame est un jeu vidéo publicitaire lancé par une marque dans le cadre d'une campagne pub'. L'objectif poursuivi est simple : promouvoir l'image de l'enseigne en mettant en scène ses produits ou symboles à l'intérieur du jeu qui, le plus souvent, est gratuit.

Quelques exemples à présent d'advergames inspirés du concept "Où est Charlie ?" :

1er exemple, le très réussi "Where's Dexter". 

Pour ceux qui ne connaissent pas le sus-mentionné, il s'agit du personnage principal d'une série télévisée américaine. Dexter, expert médico-légal dans la police de Miami le jour, est  tueur en série la nuit. En proie à des pulsions meurtrières, il décide de mettre son côté sombre au service de la société et de n'éliminer que les psychopathes et autres tueurs représentant une menace majeure pour la population. Cette série, qui connait un succès retentissant à travers le monde, a d'ailleurs encore de beaux jours devant elle puisqu'elle n'a cessé de voir ses courbes d'audience grimper depuis sa première diffusion en 2006. 
En 2009, à l'occasion de la sortie de la quatrième saison, la chaîne de télévision américaine Showtime qui diffuse le programme avait décidé de marquer le coup en mettant en ligne un jeu combinant donc le principe de la vidéo interactive sur Youtube et le fameux concept "Où est Charlie ?".
Le principe du jeu est simple, il s'agit de débusquer notre serial killer préféré au milieu d'une foule de personnes en mouvement. Dès que vous le trouvez, il vous suffit de cliquer sur son image pour passer au niveau suivant du jeu ; une fois le niveau 4 réussi, vous êtes redirigé vers la bande annonce de cette saison 4.  

Un concept en tout cas très réussi qui permet de promouvoir la série de façon originale et ludique. 



2ème exemple : Time to spy with McDonald's !

Le géant du burger a décidé de reprendre ce concept de vidéo interactive pour sa dernière campagne de promotion chez nos amis australiens. 
On prend les mêmes et on recommence, rendez-vous sur Youtube pour retrouver, cette fois, quelques unes des mascottes de la marque au célèbre "M" : Grimace, Hamburglar et les autres...

Le jeu est toujours efficace et le concept fonctionne une fois de plus. Toutefois, la difficulté est quelque peu accrue ici en raison du mode de tournage de la vidéo. On se retrouve confronté à une succession très rapide de séquences tournées façon "caméra à l'épaule" qui, certes nous immerge un peu plus dans le jeu, mais pour laquelle il est assez dur de fixer son attention. 
Et si vous êtes comme moi, vous risquez de vous y reprendre à plusieurs fois avant de retrouver notre cher ami Grimace !


Si vous êtes amateurs de ce type de concept, beaucoup d'autres vidéos interactives existent sur la toile. Je vous invite notamment à rechercher des canettes de RedBull ici, ou encore à customiser votre voiture de course Hot Wheels là. A vos souris !

Et au passage, on dit merci à Youtube et à la possibilité offerte d'insérer des annotations interactives dans les vidéos ! Voilà une fonctionnalité qui inspire largement les publicitaires et leur donne des nouvelles possibilités d'actions de promotion toujours plus créatives ! 

Crédits vidéos :
Youtube - chaîne de SHOWTIME
Youtube - chaîne de IspywithMcDonalds

Source :
Blog Buzz Et Cie

14 septembre 2011

La magie envahit la ville de Québec.

Attention, magie ! Les publicitaires ne cessent de se creuser la tête pour trouver des concepts toujours plus novateurs afin d'accroître l'efficacité de leurs campagnes ; mais pourquoi ne pas utiliser "simplement" un peu de magie ?!

L'agence de publicité canadienne Lg2 a très justement pensé que la meilleure solution pour communiquer sur le Festival de Magie de Québec (qui s'est déroulé du 1er au 5 septembre dernier) était bel et bien de recourir à un petit tour de prestidigitation... Un chapeau de magicien géant a été conçu par l'équipe de créatifs puis fixé, à l'envers, au sommet d'un panneau d'affichage quant à lui très sobre, indiquant seulement les nom/dates/lieu du festival. Puis, c'est là que la magie a a opéré... car ce n'est pas un lapin, ni une colombe, mais une multitude de pigeons qui sont alors sortis de ce couvre-chef !


On le sait, les magiciens ne dévoilent jamais leurs secrets. Pour vous, j'ai cependant décidé de creuser cette affaire, et après de longues, très longues investigations, il m'est enfin possible de divulguer les coulisses de cette illusion à la Copperfield ! (ne vous inquiétiez pas, vous me remercierez plus tard...!)

A l'intérieur du chapeau, rien de bien magique finalement (vous êtes déçus, je me doute) mais plutôt une ruse très originale : des graines pour oiseaux y ont été astucieusement déposées en quantités suffisamment importantes pour que les volatiles, attirés par la nourriture, puissent aller et venir pendant plusieurs jours autour du panneau, donnant alors l'illusion de sortir directement du chapeau.

Les idées les plus simples sont parfois les meilleures, et cet affichage dynamique en est bel est bien la preuve. Pour un coût minime, mais grâce surtout à une bonne dose d'inventivité, l'objectif de visibilité du festival a été largement atteint. Non seulement l'affichage n'a pas manqué d'amuser les passants, mais de plus, l'info a été rapidement relayée sur la toile, ce qui a offert au festival une opération de communication internationale. Le tout a donc constitué une opération "d'ambient marketing*" savamment réussie !

Pour conclure, je vous laisse avec le spot publicitaire associé à cette opération :


*Ambient marketing : consiste à faire de la publicité en ciblant l'endroit où les consommateurs seront afin d'être sur de toucher la cible.

Sources :
Crédits vidéo :
Youtube - chaîne de fsamuel

Greenpeace communique en grand... et en glace.

Sur ce blog Marketing Attitude, on aime tout particulièrement quand le marketing sort d'une logique strictement lucrative et se met au service des grandes causes. Et c'est justement dans cet esprit que s'est encore une fois distingué Greenpeace grâce à une campagne de communication de taille.

La très célèbre ONG qui agit à l'échelle mondiale en faveur de la protection de l'environnement a décidé de communiquer en grand pour sensibiliser l'opinion publique au problème alarmant de la fonte des glaces.

Pour la petite minute écolo, on soulignera que la fonte des glaces arctiques, phénomène auquel nous faisons face depuis trente ans, constitue l'un des impacts les plus visibles du réchauffement climatique. Ce problème est d'autant plus grave que la fonte de la banquise s'est notablement accélérée au cours de la dernière décennie, et même plus encore depuis les cinq dernières années. Il a d'ailleurs été établi par les scientifiques de l'Institut de physique environnementale de l'Université de Brême (Allemagne) que l'année 2011 battra le record du niveau minimum de la banquise en Arctique ; si la tendance se poursuit, la banquise pourrait alors complétement disparaître en période estivale d'ici trente ans. Ce triste record tire une fois de plus la sonnette d'alarme : le problème de réchauffement climatique doit plus que jamais être pris en considération par tout un chacun, nous ne pouvons plus fermer les yeux.

Greenpeace, connu pour ses campagnes "choc", s'est une fois de plus illustré en la matière par une initiative riche en significations. L'organisation a fait appel à John Quigley, spécialiste de l'art aérien, afin de réaliser une œuvre aux dimensions colossales. Dans l'Arctique, à 800 km du Pôle Nord, sur une surface de glace équivalente à pas moins de quatre piscines olympiques a été reproduit à partir de plaques de cuivre l'une des œuvres mythiques de Léonard de Vinci : l'homme de Vitruve, symbole de l'Humanité.


A dimensions extraordinaires, symbolique extrêmement forte. L’œuvre n'a été ici reproduite que partiellement, l'homme étant "amputé" d'une jambe et de ses deux bras droits, et ce n'est pas sans raison. Outre le symbole évident du recul de la banquise, J. Quigley a expliqué qu'il s'agissait d'une image de notre civilisation, dont le corps même, représenté ici par l'homme de Vitruve, est alors petit à petit littéralement dévoré par le réchauffement climatique.


Greenpeace n'en est pas à son coup d'essai avec cette campagne d'envergure. L'organisation apprécie tout particulièrement porter ses messages sur le devant de la scène grâce à des mises en scène énormes, originales, voire même "choc". A travers ses campagnes de communication, la logique n'est donc pas strictement lucrative : c'est le "marketing humanitaire". Certes l'effet "buzz" recherché tend à s'attirer la sympathique du public et à susciter une hausse du nombre d'adhérents couplé à une contribution financière de ces derniers, mais l'objectif final constitue surtout à rallier un plus large public à sa cause afin de constituer un contre-pouvoir de poids face aux grandes sources de pouvoirs, ces derniers étant les auteurs de nombreuses décisions aux conséquences catastrophiques pour l'environnement.

Une fois de plus, voilà donc une campagne intelligente et très réussie qui, on l'espère, saura responsabiliser davantage l'opinion publique vis à vis de cette problématique.

Sources :